La valse lente des tortues de Katherine Pancol

Alors alors… j’ai beaucoup hésité avant de publier quelque chose sur ce livre. Mais mon entourage m’a convaincue, et me voilà. J’avais lu « Les Yeux jaunes des crocodiles », le premier volet de cette histoire, et j’avais beaucoup aimé. C’était la première fois que je lisais Katherine Pancol. Quelqu’un de ma famille a acheté ce bouquin, et j’ai attendu mon tour pour le lire : c’est fait, deux ans après !

La Valse lente des tortues

Auteur: Katherine Pancol
Editions: Le Livre de Poche, 744 pages
Paru en 2008 aux éditions Albin-Michel

L’histoire

C’est encore l’histoire de Joséphine, qui, après le succès de son livre est sortie de la dèche. Elle a un amoureux, Luca, et un prétendant, qui n’est autre que le mari de sa machiavélique sœur enfermée à l’asile. Elle a deux filles, aussi, et le deuil de son mari à faire. Joséphine doit écrire un autre bouquin, mais elle a du mal à se dépêtrer de ses relations complexes aux autres, de ses envies floues et toujours frustrées.

Ce que j’en pense

Je n’en dirai pas plus sur l’histoire parce que je suis déjà fatiguée de me souvenir de tout. Ce roman est affligeant. Peut-être avais-je un trop bon souvenir du premier tome, ou bien je ne sais pas, il faisait beau, les oiseaux chantaient et je n’ai pas bien lu ? En tout cas, j’ai fini ce roman en me forçant, comme on se force à finir un gâteau à la crème qui « va se perdre sinon ». Plusieurs fois je me suis arrêtée dans ma lecture, en hochant la tête de droite à gauche comme une mémé débile.

Les personnages sont toujours aussi fouillés, le scénario toujours aussi travaillé et j’admire toujours le travail que fournit Katherine Pancol. C’est une écrivaine qui bosse, elle n’écrit pas ses romans comme une lettre à sa grand-mère. Elle fait des fiches et des recherches, établit des plans. Elle a une méthode sûre et ça se sent.

Mais alors pourquoi, pourquoi tant de médiocrité dans les sujets traités ? Pourquoi avoir voulu à tout prix réunir des connaissances disparates ? Était-ce une commande de l’éditeur à honorer et qui la barbait? Avait-elle envie de se faire plaisir sans trop se prendre la tête ?

En vrac, je cite : le bébé des Grobz qui est en fait un ange réincarné et qui est super intelligent même à trois mois : WTF ?  La Muriel de Singapour qui envoie ses lettres : WTF ? La Chamane qui envoûte Josiane Grobz : WTF ? L’intrigue policière a du mal à venir et du coup est comme une louche de crème fraîche dans la soupe : c’est bon, mais indigeste…

Et puis il y a – mais ça je suppose que ce sont les opinions de l’auteur – cette insupportable recette de la femme brimée qui reconquiert sa liberté. Insupportable, parce que franchement, tous les mecs du bouquin sont des cons. Quand ils ne le sont pas, Katherine Pancol nous les fait devenir lâches, débiles, aveugles. Il n’y a que Marcel Grobz qui vaille le coup, à vrai dire, et il a fallu le rendre ridicule et faire dépendre son bonheur d’un ange réincarné en bébé !!! Je me rends compte avec le recul que cette écriture de la femme dans le roman est très féministe et revancharde. Finalement, là-dedans, les femmes cherchent toutes l’amour et finissent toutes seules (à part Josiane Grobz).

Il y a encore cette poésie fermière et ce parler adolescent dont Joséphine et sa deuxième fille usent et abusent. Franchement, je ne sais pas si Katherine Pancol a entendu parler des ados… Sa Joséphine si sympathique dans le premier tome est niaise et exaspérante. Elle était timide et effacée, là elle est juste bête. En fait, les personnages si finement dessinés dans le premier tome sont ici grossiers et caricaturaux, manichéens pour certains.

Bon, et puis je passe vite là-dessus parce que ce n’est pas le pire du livre, le scénario se tient, il est logique, mais il est lourdingue. Il y a trop d’intrigues, on ne sait plus bien où l’auteur veut en venir. Alors oui, c’est très riche, un véritable roman – univers, mais à force d’avoir tant d’historiettes on regrette qu’aucune n’acquière vraiment de la consistance . D’ailleurs j’ai été infoutue de vous raconter l’histoire dans le chapeau de cette note.

Voilà mon avis. En conclusion: ne lisez PAS ce livre. Surtout si vous êtes un mec : vous risqueriez de croire que les femmes sont toutes aussi connes. Note à mon entourage : si vous n’êtes pas contents, il fallait réfléchir avant de m’encourager à écrire!

Des liens

Le site de l’auteur

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